idée
chétive
relative
tu t'obstines à te terrer dans mes préocupations.
A chaque fois que je tente de te débusquer
tu te loves
dans le noir
je te devines
prête à m'avaler
m'égorger.
J'essuie migraine sur migraines
sans reussir à y voir clair
sans personne à qui se raccrocher
telle une fleur fannée
se laisse flétrir
pourir
mourir
au soleil,
deshydratée.
on court après le temps,
sans trébucher
se retourner
à voir nos jours s'écartelés
désorientés
d'amours
réfugiés.
l'eden,
sur lequel défilent toutes sortes de frustrations
cesse de croire en moi,
comme je cesse d'y croire,
en nous.
Dénué de pudeur,
on se méfie de la compassion
La vie c'est gai par moment,
c'est pas marrant très souvent,
mais rien ne vaut la vie
l'interminable parcours du combattant
qui nous entraîne tous
les honnêtes et les faux jetons
les fiers et les débiles
dans le fossé final.
il faut la banaliser
la mort,
ce n'est qu'une étape de la vie
Aussi insaisissable qu'une traînée de fumée,
elle se fait
et se défait
la vie
tantôt mirage
tantôt ténèbre
elle se joue de moi
pareille à ce mot qui me reste sur le bout de la langue
sans décider de se définir.
Je leur grimace un sourire faussement béat
à ses regards extorqués
nuisible amour
vous ne me manquez pas,
non,
même pas votr' présence,
que trop peu
Le ciel est vierge et le soleil en rut
Tes yeux limpides me couvent,
et j'exhalte mes rêves
sur l'bitume
en attendant le levé du soleil,
couché
juillet 2009